Quels niveaux de CO et CO2 dans l’air sont dangereux pour la santé?

Quels niveaux de CO et CO2 dans l’air sont dangereux pour la santé ?

On n’y pense rarement consciemment, mais l’homme effectue environ 15 cycles de respiration (inspiration – expiration) par minute. Ce mécanisme naturel instinctif nous amène à respirer aux alentours de 12 000 litres d’air par jour. Ainsi, la qualité de l’air que nous respirons a un impact direct sur notre santé. Comment nous protéger contre la pollution de l’air ? Examinons de plus près les polluants majeurs de l’air, le dioxyde de carbone (CO2) et le monoxyde de carbone (CO), et voyons quelles concentrations de CO2 et CO sont dangereuses pour la santé.

1. Les seuils de CO2 dans l’air

Le dioxyde de carbone est naturellement présent dans l’air que nous respirons. Il n’a ni couleur ni odeur et n’est pas inflammable. Le CO2 est aussi produit par le corps humain et est expulsé avec l’air que nous expirons. C’est pourquoi la présence humaine fait graduellement augmenter la concentration en CO2 dans les espaces clos. L’exposition à une forte concentration en CO2 peut avoir des effets très néfastes sur la santé comme en témoigne cette échelle :

  • De 250 à 400 ppm : concentration normale dans l’air ambiant extérieur.

  • De 400 à 1000 ppm : concentration courante dans les espaces intérieurs fermés avec un bon renouvellement d’air.

  • De 1000 à 2000 ppm : concentration qui contribue à la mauvaise qualité de l’air et qui provoque une sensation d’engourdissement.

  • De 2000 à 5000 ppm : l’air devient vicié et engendre des maux de tête, de la somnolence, des difficultés de concentration, des pertes d’attention, une augmentation de la fréquence cardiaque et de légères nausées.

  • 5000 ppm : Valeur Limite d’Exposition Professionnelle (VLEP) établie en France par l’INRS (Institut National de la Recherche Scientifique) pour une journée de travail de 8h.

  • Au-delà de 40 000 ppm : l’exposition à ces concentrations élevées provoque un grave manque d’oxygène qui peut entraîner des lésions cérébrales permanentes, le coma, voire la mort.

2. Les seuils de CO dans l’air

Le monoxyde de carbone est le produit de la combustion incomplète du carbone causé par un manque d’air ou d’oxygène. On en trouve couramment dans les équipements de chauffage défectueux et les gaz d’échappement automobiles.

Le monoxyde de carbone est lui aussi inodore et incolore. En fonction de la concentration en CO dans l’air, ce gaz peut devenir hautement toxique voire mortel pour l’homme. Voici quelques seuils illustrant la toxicité du CO :

  • 9 ppm : concentration maximum dans l’air intérieur définie aux États-Unis par l’ASHRAE (American Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditioning Engineers)

  • 35 ppm : concentration maximum définie aux États-Unis par l’OSHA (Occupational Safety and Health Administration) pour une exposition de 8 heures.

  • 50 ppm : Valeur Limite D’exposition Professionnelle (VLEP) établie en France par l’INRS pour une journée de travail de 8h.

  • 800 ppm : provoque des maux de tête, vertiges et nausées. Cette concentration en CO entraîne la perte de connaissance en 45 min, et la mort en 2 à 3 heures.

  • 12 800 ppm : entraîne la perte de connaissance immédiate et la mort entre 1 et 3 minutes.

Le CO et le CO2 présentent donc un danger réel pour l’homme. Puisqu’ils sont indétectables visuellement, il faut vous équiper d’appareils de mesure pour les déceler, comme un analyseur de gaz ou un détecteur de CO et CO2.